• La lune était pleine, et la nuit sans nuage. Émeline regarda par la fenêtre.  C'était pour bientôt. Oui, déjà, elle ressentait son sang vibré, et son pouls s'affoler. Elle se retourna vers le seul meuble de la pièce, un vieux lit en chêne massif, ou dormait son mari, un homme de quelques années de plus qu'elle, à qui, devant l'hôtel, elle aurait volontiers dit "non". Il la privait de sa liberté, l'empêchant de sortir la nuit, la forçant à vivre le jour. Mais cela était bientôt finis. Émeline baissa le regard sur son ventre rond en souriant avec une joie mêlée d'espoir. C'était une fille, elle le savais.

    - Tu verra, nous serons bientôt libres, ma chérie. Bientôt libres.

    ***

     Dorian marchait à travers la neige, dans ses bras, sa fille unique. Elle était née il y avait quelques heures, en tuant sa mère, la douce Katerine. Mais Dorian ne la tenait pas responsable. Katerine avant donner sa vie pour Elle, et c'était tous ce qu'ils s'étaient  jurés de faire. Depuis leurs adolescence, ils vivaient pour Elle, chassait pour Elle, respirait pour Elle et survivaient pour Elle. Mais, à présent, il devait partir. La quitter. Mais l'enfant était trop petite pour l'accompagné. Jamais elle ne survivrait, surtout sans mère. C'est pourquoi Dorian l'amenais chez Iza, sa propre sœur. Il avait toujours aimé Iza, mais celle ci ne s'était jamais transformer. Il était le seul de sa fratrie. Comme il plaignait les autres de ne pas pouvoir ressentir Son pouvoir et Son appelle ! Katerine, elle, l'avait ressenti. Et elle avait rencontrer Dorian lors de leurs première nuit de veillée. Ils étaient immédiatement tombés amoureux. Mais il ne fallait pas penser à ça maintenant. Pour l'instant, seule sa fille comptait. Elle La rejoindrait bientôt.

    Et, ce jour là, il serait là pour lui ouvrir les yeux.

    ***

    Le seigneur de Saint-Hubert regardais par la haute fenêtre du château. La lune était bien pleine. Et sa femme essayait en se moment de donner la vie. Elle n'avait jamais réussit auparavant. C'était son septième accouchement. Raoul frissonna. C'était son septième enfant. Et lui, autant que toute la cour savait que le nombre sept portait malheur. Sa propre mère, la  regretter Ysée, était une septième fille. Quelques jour après l'avoir mis au monde, elle avait disparue dans la forêt qui bordait Saint-Hubert. Alors, il avait entendu plein de choses : "Ysée était des leurs" "Ysée s'est transformée", "Ysée ne reviendra pas...". Son père avait banni le nom d'Ysée du langage populaire. Il n'en avait jamais reparler. Raoul n'avait jamais essayer d'en savoir plus. Il suffisait de voire les yeux rougis, les visages pales et les dents grinçante que provoquait le nom d'Ysee pour savoir que ce n'était pas un terme abordable. Les septième enfants étaient maudits. Et, pour la première fois de sa vie, il se surpris a prier pour la mort de son enfant.


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