• Chapitre 1

    Les doux rayons du soleil vinrent effleurer ma fourrure, séchant un peu mes larmes. Le début de juin viendrait très bientôt. Alors, peu être, espérais certaines personnes, nous pourrions oubliez ce qui c'était passé, un mois plus tôt. Mais moi, je ne l'oublierais jamais. Je sentais encore la vie de Metla s'échapper de son corps, la fumée aride que ce dernier avait produit en brûlant, et le sentiment de trahison intense, qui ne me quitterais plus jamais. 

    - Alors, fit soudain une voix, Draks en vue ?

    - Penses-tu, Mathias, en voyant comment Isis les traques, ils ne vont plus sortir des jupes de leur chef ! s'esclaffa une autre voix.

    En mon intérieur, je sourit. Puis, je me redressa lentement.

    - Attention, Osìn, je crois que tu as mis la "Tueuse de Draks" en rogne ! 

    Je les regarda de mes yeux verts. "Tueuse de Draks". C'était le surnom dont javais hériter après la dernière bataille. Les chevaliers de la Troisième Maison avait scandé ce surnom pour me rendre hommage après que j’eus tué Obsidienne, la reine des Draks.

    - Vous ne devriez pas êtres en cours, vous deux ? fis-je. On es pas dans une grande ville, ici, on ne sèche pas !

    Mathias et Osìn étaient arriver quelques semaines après la bataille. Ils étaient amis depuis leurs plus tendre enfance, et avaient été renvoyés ensemble de leur dernier collège. Mathias était en 4ème tandis qu'Osìn nous avait rejoins en 5ème. Le premier avaient les cheveux bruns et les yeux marrons, et le deuxième avait ses cheveux roux en bataille et les yeux bleu. Il me faisait penser à Orion, mon ami chat. Les deux garçons avaient une carrure de joueur de foot américain. Il n'était pas sans savoir qu'Osìn avait des origines Irlandaise, comme mon amie Juliette. Il avait déjà développer sa Télépathie. 

    - On ne sèche pas, ô Tueuse de Draks, on s'est juste perdus !

    Je soupirai, et puisai dans ma mémoire.

    - Mathias, tu as cours d'anglais avec Mme Delphine, et toi, Osìn, tu as cours d'Italien avec Mme Nadia.

    - Ô Tueuse de Draks, nous te remercions ! proclama Mathias. 

    - Arrête de m'appeler comme ça ! Vous n'êtes vraiment pas doué pour vous perdre dans un collège qui à quatorze salles !

    - Je suis sûr qu'il y en as au moins seize, rectifia Osìn.

    - Osìn ! s'exclama Juliette en arrivant dans la cour par les casiers. Mme Nadia te cherche partout ! Que fais-tu là ?

    - Ils se sont perdus, Juliette, fis-je d'une voix amusée. Heureusement que tu es là pour les remettre dans le droit chemin ! 

    Elle me regarda et répondis à mon sourire.

    - Désoler, Isis, je ne m'occupe que d'Osìn. Je te laisse Mathias !

    Et elle entraîna l'Irlandais en classe.

    - Bon courage, mon ami ! lui lança Mathias. Reviens nous vivant !

    J'étais à présent seule avec le 4ème. Il sourit, lui aussi.

    - Tu ne sais pas où il y a de la nourriture ? me demanda-il.  

    Je soupirai.

    - Suis moi, miaulais-je en sautant du toit du préau.

    Je me rétablis avec grâce, mais grimaçai de douleur, puis j’entraînai Mathias vers les casiers. Arriver au bout, je tournai à droite, ouvrit une porte, et nous nous retrouvâmes dans un couloir. Je menai le 4ème jusqu'au fond, et je toquai à la dernière porte. Ce fus Mme Delphine qui m'ouvrit la porte. Mon cœur se serra en pensant qu'elle était à présent seule professeur d'anglais ici. 

    - Ah, Isis, perfect, tu m'apporte le dernier mouton.

    Elle nous fit entrer, Mathias et moi, puis envoya le garçon à sa place. Je le suivis du regard, et croisai celui pénétrant de benoît Brengan, un autre garçon e 4ème.

    - Oui, répondis-je en me détournant, et ce serais bien qu'il suive un peu plus le troupeau au lieu de se retrouver dans la cour avec Osìn. 

    - On s'étaient perdus ! essaya encore une fois Mathias.

    - Mais, oui, soupirais-je, et la magie n'existe pas, hein ? Bon, à toute à l'heure.

    Et je sortie de la classe. Il ne me restais plus qu'a rejoindre les cours d'allemand. Je trouva rapidement la salle, et toquai une nouvelle fois.

    - Entre, Isis ! fit la voix de Mme Laure, la professeur d'Allemand. 

    Je sautai sur la poignée, et la porte s'ouvrit. Mme Laure et les dix autres germaniste me regardèrent.

    - Tu as pu venir ! s'exclama la prof d'allemand. Installe-toi où tu veux.

    Je sauta sur une table vide. Il y avait dans la classe Aglaé, Eric, Nout, Peter, les jumeaux Ron et August, Léana, Wendy, Marc, Fabian et moi. Je me sentais moins à l'aise dans cette classe. Premièrement, parce que Peter n'arrêtais pas de me fixer. Deuxièmement... nous avons tous changé. Voir des gens que nous connaissions depuis deux ans, même plus, mourir sous nos yeux était traumatisant. "Non, c'est moi qui ai tout perdu." Peter, ce traître avait osé me dire ça en face. Il était assis aux côtés de Nout ma... ma sœur ? C'était compliqué d'expliquer notre lien, à Nout et à moi. Mais elle faisait partie de ma famille, et je la considérait comme une jumelle. Depuis quelques temps, elle était de plus en plus proche de Peter. Je n'avait pas eu le cœur à avoué à mon amie qui étaient les parents du traître. Mais je devrais le faire un jour. Je soupirai. La vie n'était jamais facile. Enfin, depuis deux mois. Avant... devoirs, école, piscine, patin à glace, cinéma, fêtes, soirées, festivals et défilés ritmaient nos vies. Ce n'était qu'une époque de bons moments. Perdue à tout jamais. Je jouais machinalement avec mes griffes quand  la sonnerie retenti. Nous ressortîmes tous de la classes en jubilant. Le prochain cour était le meilleur du collège. Éducation Physique Générale. Pendant deux heures. Je retrouvai Juliette, Margot, Line, Amy, Eléonor, Gloria et Naomie, mes amies. Nous n'étions plus obliger de nous isoler au fond de la cour, sous le préau. Maintenant que tous savais quels étaient nos pouvoirs, nous étions plus proches. Surtout depuis le siège. Et de la bataille. Du coin de l’œil, je vis Casey et Hyna, mon frère et sa petite amie. Plus loin, Diane, la 4ème, en compagnie de ses amis. Puis, Abigail, la plus jeune des 6ème, née quelque minute plus tôt que mon petit frère, Logan, un 31 décembre. Logan était en CM2, né un 1 janvier. Aglaé nous rejoignîmes.

    - J'ai trop hâte ! S'écria-elle en tressant ses longs cheveux blonds. Cette nuit, j'ai songé à une nouvelle stratégie pour écraser les Béryl !

    - Vraiment ? fit Naomie d'un ton provocateur. Et bien sache que cette fois, seuls les Améthyste seront écraser !

    Je souris. C'était devenu une des principales motivations du collège. Pour s’entraîner, les professeurs et M. Côme, notre proviseur, avaient inventés l’Éducation Physique Générale. Il s'agissait des 6ème A, 5ème A, 4ème A et des 3ème A, réuni sous la bannière des "Améthyste" contre les 6ème B, 5ème B, 4ème B et les 3ème B, devenu pour l'occasion les "Béryl". Le but de ce jeu était de cacher dans une partie précise du collège une améthyste ou un béryl, selon l'équipe, de sorte à ce que l'équipe adverse peine à le trouver. Pour gagner, il suffisait simplement de trouver la pierre adverse et de la ramener à son camp sans être éliminer, autrement dit, sans être toucher trois fois par une épée adverse, ou une fois par une flèche adverse. Les armes étaient évidemment en plastic, mais imitaient suffisamment les vrais pour qu'on se retrouve en vraie condition de bataille. Si on ramenait la pierre adverse à son camp, on gagnait une grâce pour une punition. C'était un jeu d'agilité, de discipline et surtout de stratégie. J'étais forte dans deux de ces domaines, soit l'agilité et la stratégie. La discipline... Ça dépendait. J’agissais souvent d'instinct, ce qui constituais un véritable problème.

    - Vous ne gagnerez jamais ! intervins Margot, se plantant devant Naomie et Eléonor. Nous avons Casey, Hyna, Diane, Isis, Nout, Peter, Juliette et Abigail, soit tous ceux qui ont fait le voyage !

    Je devais intervenir avant que ça ne chauffe.

    - Cela ne change rien, Margot, fis-je en m'interposant. Les deux équipes ont autant de chance l'un que l'autre. Et ce n'est qu'un jeu. Il ne faut pas se battre pour ça.

    Margot recula d'un pas.

    - Désoler.

    Naomie fit de même. Et la cloche sonna. Tous les B se rangèrent là où on se range habituellement pour le sport, et Mme Anne, la vieille prof de sport les fit monter au petit gymnase, situer au dessus de la cantine. Pour nous, les A, ce fus Mme Alice, l'unique professeur de musique nous fit monter dans sa salle.

     - A vous de jouer, Améthyste. Voici la pierre que vous devrez cacher.

    Elle ouvrit sa main et nous présenta une pierre violette, polie et tailler à la forme d'un cœur. Hyna la prit. Et Mme Alice partie. Les professeur avait interdiction d'intervenir, sauf si le jeu devenait trop dangereux.

    - Parfais ! s'écria Casey.

    Nous l'avions désigner comme chef.

    - Hyna, prend dix personne avec toi et aller cacher la pierre. Personne d'autre ne dois savoir où elle est !

    La 3ème acquiesça, et partie avec dix de ses amis.

    - Cette fois, continua Casey, les 3ème et les 6ème partiront à l'attaque. Les 5èmes et les 4èmes resteront ici pour défendre notre partie du collège.

    Plusieurs 5ème et 4ème soufflèrent, moi y compris. Je préférais largement partir à l'attaque plutôt que de rester ici.

    - Chacun son tour ! fit sèchement mon frère. La dernière fois, vous étiez partis chercher la pierre. C'est à nous de nous amuser, cette fois. Prenez vos armes.

    Des cartons remplie d'épée et d'arc. Chacun avaient une épée et un arc en plastic, et on devait prendre sois l'un, soit l'autre.

    - Je confit mon commandement à... Nout. Fais ce qu'il faut.

    Hyna et ses amis étaient revenue. Elle murmura quelque mots à Nout. Un coup de canon retentis. Le départ était annoncé. Sous les ordres de Casey, les 6èmes et les 3èmes se mirent en marche, en silence.

    - Parfais, fit Nout. Les archers, je vous veux positionner dans les escaliers, et dans la serre qui mène au bureau de M. Côme et à cette salle. Il n'y à pas d'autres accès. J'en veux quand même deux ou trois à chaque porte de secoure. Ceux qui ont une épée, j'en veut ici, à notre base. J'en veut d'autre dans les couloirs, et avec les archers. Isis, Juliette, Aglaé, Eric, Victor et Peter, venez avec moi. En positions ! 

    Les élèves se mirent en marche pour rejoindre chacun leur poste. Nout se tourna vers nous.

    - Il faut que nous défendions le bureau de M. Côme. Coûte que coûte. Aglaé, Peter et moi avons nos arc, Juliette, Victor et Eric, vous avez vos épée. Et toi Isis... tes pattes.

    Je devais me servir de mes pattes comme d'une épée. Trois coup et élimination de l'adversaire.

    - Ok, répondis Aglaé. Allons-y.

    Le bureau était juste à coté. Il y avait une petite mezzanine qui donnait vu sur la porte. Peter, Nout et Aglaé s'y positionnèrent. Tandis que Juliette, Eric et Victor  se trouvaient des cachettes, je m'approchai de la fenêtre, fermai les yeux et ouvrit mon esprit. Depuis que j'étais devenu un chat, je pouvais percer plus facilement les barrière mentales. Il me suffisait juste de trouver celui qui avait cacher le béryl... Gagné ! Nogait, un de l'élite de Télépathie, comme moi. Manque de chance, il était obnubiler par l'endroit où était cacher la pierre. Dans la tour qui descendait chez les primaire, de l'autre coté de la cour de récréation. Elle était protéger par des archer et des escrimeur. Sauf si on passait de l'autre coté... J'ouvris brutalement les yeux.

    - Isis ! Viens ta cacher ! pesta Nout.

    - Je sais où est la pierre ! m'exclamais-je.

    - Ce n'est pas à toi de chercher ! fit Peter.

    Sans les écouter, je fonçai hors de la salle. Je tombai en plein dans une bataille.

    - Oups ! murmurais-je.

    Je me précipitai en salle de musique et sortis par l'issu de secoure sous les cris des archers positionnés là. Je passai sous un grillage trouer séparant la cour du collège à l'arrière de la primaire. Grimpant à un arbre, Je réussi à passer sur le toit du bâtiment. Avançant discrètement, j'arrivai bientôt au passage entre deux bâtiments. Je soufflai, prit mon élan et je sautai d'un toit à un autre. Parfais. Je voyais les deux tour, une pour monter du collège au gymnase, et celle où était cacher le béryl. Une fenêtre était ouverte sur celle là. Je me glissai dedans et tomba au premier étage de la tour, gracieusement et en silence. Pourtant, je du retenir mon deuxième cri de souffrance de la journée. Souffrance dû à deux blessures sur mes flancs, infligé par Obsidienne et un autre Drak. J'avais coupé mon esprit pour ne pas entendre Peter, Juliette et Aglaé me dire de revenir, mais surtout pour ne pas qu'on me détecte. Je commençai à monter les marche. Puis je tombai nez à nez avec le béryl. Poli, comme l'améthyste, il avait aussi la forme d'un cœur. Il était cacher sous une marche abîmée. Je le prit dans ma gueule. "Presque trop facile." pensais-je. Je fis demi-tour, et redescendis.

    - Le Béryl !!! s'exclama une voix stridente qui me fit sursauter et lâcher la pierre.

    Wanda, une 6ème me visais avec son arc. J’eus juste le temps de rouler sur le cotés avant que la flèche en plastic atterrisse là où je me tenais quelque seconde auparavant. "Elle est douée !" pensais-je. Je ramassai vite la pierre et partie en courant. Mais en bas de la tour, j'étais coincé. Il fallait tirer la porte pour l'ouvrir, et ce n'était pas dans mes capacité. J'entendis des pas descendre les escaliers. Alors, je ma cachai dans le local poubelle, au fond. Eléonor, Wanda et Méline, une 3ème entrèrent dans le local.

    - Elle n'est pas là ! s'écria Méline. Elle devait avoir des alliés qui lui ont ouvert la porte !

    Elles se précipitèrent dehors. La porte se refermait lentement, mais je ne voulais pas prendre le risque de courir à découvert. Je lançai alors la pierre, en priant pour que ça marche. Le béryl vint se coincé entre la porte et le seuil. Je soupirai de soulagement. Quand tous ce fus calmer, je sortie de ma cachette et me dirigeai vers la porte. Je l'ouvris, et repris le béryl. Je filai aussi vit que je le pouvais. Je pris un escalier cacher derrière la cantine. Personne n'était dans la cour. Elle était totalement vide. Prévoyant un piège, je m'y aventurai lentement. Soudain, un flèche se ficha juste à coté de moi. Surprise, je me mit à courir en zigzag pour éviter les flèches ennemies. Je monta les marches des casiers quatre à quatre. Une autre flèche amie atterri près de moi.

    "C'est Isis, crétin !" transmis-je à Quentin, un Télépathe de ma classe.

    Il ordonna le cesser le feu.

    "Désoler. Que fais-tu là ?"

    "J'ai le béryl, et des adversaires pour vous derrière moi."

    "Quoi ?"

    Il m'ouvrit la porte juste avant qu'une flèche des Béryl le toucha à une épaule.

    - Ralentissez-les ! marmonnais-je sans faire tomber la pierre.

    Une bataille faisait rage dans le couloir. J'évitai les coup d'épée en l'air et les flèches perdues. Personne ne me voyait. Ou ne faisais attention à moi. Je progressais dans la bataille, et j’atteignis enfin le camp. Je percutai Nout, qui courait à la poursuite de Daniel, un 3ème des Béryl. Le choc me fit perdre la pierre.

    - Isis ? s'écria ma sœur. Il a pris l'améthyste !

    - J'avais le béryl ! hurlais-je en le cherchant.

    Il avait glisser sous un meuble.

    - Je n'arrive pas à le rattraper !

    Mes pattes étaient en effet trop courtes.

    - Attends, me fit Nout en défaisant la corde de son arc.

    Elle utilisa l'arc pour pousse le béryl hors du meuble. Je le repris dans ma gueule et courut jusqu'au camp, suivit de Nout. Je jeta avec fracas le Béryl sur une table, et Nout se précipita sur la Corne de la Victoire et souffla dedans. Juste après, la Corne de la Victoire adverse retentis.

    - On a gagner ! s'exclama Mary.

    Nous avions sonner la corne et poser la pierre avant l'équipe Béryl.

    - L’équipe Améthyste à gagné loyalement. Par Isis, retentis la voix de M. Côme utilisant le micro pour les alertes attentas.

    Une grande clameur monta des Améthyste. Juliette me prit dans ses bras et me souleva haut dans les airs pour que tous me voient.

    - Vive Isis ! cria-elle.

    Tous reprirent ses hourras. Juliette me portais en triomphe jusqu’à la cour de récréation où devait se réunir les élèves et les professeurs. Tous étaient déjà là. Juliette ma posa et me donna le béryl. Je le repris dans la gueule et me dirigea vers Max, le frère d'Eléonor, chef des Béryls. Je lui remit tendit que Daniel donnait l'Améthyste à Casey. Puis, pleine appréhension, je me tourna vers mon frère et lui offrit mon plus beau sourire.

    - Tu ne devais pas défendre l'Améthyste ? fit-il d'un ton froid.

    - Probablement, fis-je.

    - Alors que faisais-tu avec avec le béryl ?

    - Je suis aller le chercher.

    - Nout te l'avais demander ?

    - Non.

    - Tu as donc désobéi à nos ordres.

    - Oui.

    - Isis, on doit obéir à son chef, intervint M. Côme, le proviseur. Ce n'est pas la première fois que tu désobéis. Je pense que nous devons sévir.

    - Ce n'est pas n'ont plus la première fois qu'Isis rapporte le Béryl, fit remarqué Mme Estelle, la petite et énergique professeur d'Histoire Géo. Confisquons-lui une grâce, et c'est bon.

    - Elle lui faire croire que défier son chef est interdit ? s'étrangla M. Pierre, le sévère et acariâtre prof de sport. Ce n'est pas avec ça qu'on gagnera des batailles, je vous le dis !

    - Mais justement, ce n'est pas un bonus ? fit valoir une nouvelle voix.

    C'était Mme Émilie, la nouvelle professeur d'Histoire-Géo, qui avait remplacé M. Léo, mort durant la dernière bataille contre les Draks. En plus d'être très gentille, Mme Émilie était une très bonne Eclipsim et une fine stratège.

    - Que veux-tu dire ? s'étonna Marie, une surveillante, et la mère de Max et Eléonor.

    - Si elle ne suit pas les ordres de son chef, ce n'est pas seulement le plan de ce dernier qu'elle risque de compromettre, mais aussi celui de son ennemi. Les Béryls attendaient leurs adversaires par devant. Est-ce que quelqu'un d'autre avait penser à attendre une attaque par derrière... Ou même à en lancer une ?

    Un silence marqua ses paroles.

    - Si le chef donne un ordre, il faut le suivre, certes, continua-elle, mais Isis elle-même ne défi-elle pas toute les lois de la magie ?

    Je gigota, un peu mal à l'aise.

    - Va pour cette fois, décréta finalement M. Côme. Vous pouvez rester dans la cour. Vous aller bientôt partir manger. Isis, viens me voir dans mon bureau.

    - J'arrive, monsieur. 

    Je le suivit.