• Chapitre 12

    "Les passagers en provenance de Verdome et en direction de la gare de Part-Dieu à Lyon sont priés de s’avancer sur le quais n°3. Merci ! Passengers coming from Verdome and towards the Part-Dieu train station in Lyon are advised to go on platform 3. Thank you !"

    La voie mécanique de l’hôtesse me fit frémir. Nous étions arriver à Verdome, et nous nous apprêtions à monter dans notre train. Casey avait acheter 8 billets et Orion et moi devions rester dans le porte bagage. J'avais vu que mon père y avait glisser des croquettes, et je lui en fus très reconnaissante, bien qu'elles n'ai pas particulièrement de goût.

    - Je rêve où il n'y a personne dans notre wagon ? s'écria Logan.

    - Tu ne rêve pas, sourit Hyna.

    Je sentis le train se mettre en marche. Puis, le sac s'ouvrit sur la tête de Casey.

    - Vous pouvez souffler, il n'y a personne ici.

    Je sortie du sac avec agilité.

    - C'est un peu bizarre, non ? demandais-je.

    - Non, pas tellement. Il n'y avait presque personne sur le quais. Après tout, il est quand même 4 heures du matin !

    Abigail avait répondu ça en baillant.

    - Vous feriez mieux de dormir, leurs conseillais-je.

    - Voilà le contrôleur, nous prévint Nout.

    Orion et moi nous nous cachâmes lorsqu'il passa contrôler les billets.

    - Bonjours les enfants, fit-il. Billets, s'il vous plaît.

    Il fixa Logan et Abigail.

    - Je vais aussi vous demandez vos cartes d'identité.

    - Voilà, monsieur, fit Casey en se levant et en tendant au contrôleur les passeport.

    Casey était plus grand que lui, ce qui affirmait sa supériorité.

    - Vous n'êtes pas trop jeune pour voyager seuls, les enfants ?

    - Quelqu'un doit nous récupérer à la gare de Part-Dieu. 

    Le contrôleur le jaugea du regard.

    - 10, 11, 12, 13, 14, 15 ans. Tous est en règles, fit-il en rendant les billets et les passeports. Bon voyage.

    Enfin, il ressortis.

    - Nous arriverons à Lyon  vers 6 heures. Comme l'a dit ma sœur, les petits feraient mieux de dormir. Nous aurons une grosse journée, plus tard.

    - Nous ne sommes pas petit, Casey ! s'exclama Logan.

    - Tu es le plus petit, je suis le plus grand. Je commande.

    - Casey à raisons, l'appuyais-je. Abigail, Logan, Peter, Nout, Juliette... Vous devriez essayer de dormir. Moi aussi, je vais faire la sieste.

    Je me tourna vers Diane, Hyna, Casey et Orion.

    - Vous êtes plus vieux que moi, ce n'est donc pas à moi de vous dire ce que vous devriez faire. Mais nous devons tous reprendre des forces.

    - Oui, répondis Hyna.

    Elle s'appropria une banquette avec Casey, tandis que Abigail et Logan dormaient l'un en face de l'autre. Nout, Peter, Juliette, Diane, Orion et Moi, nous nous plaçâmes de sorte à ce que chacun et chacune est un petit coin à soi, bien que Peter et Nout avaient décidée de dormir ensemble. Je fus la seule à ne pas m’assoupir. Je les avaient entraîner dans cette galère. Je me devais de veiller sur eux.

    ***

    "Gare de Part-Dieu. Terminus. Part-Dieu station. Terminus."

    Ce fut la voix mécanique qui nous réveilla en sursaut. Dehors, il faisait encore un peu nuit, et les dernières étoiles disparaissait lentement. Je m'étais assoupie.

    - Vite, il faut partir et rejoindre l'aéroport Saint-Exupéry ! s'écria Diane.

    Orion et moi sautâmes dans le sac, et j'en profita pour manger quelques croquettes. La petit troupe descendit du train, et nous eûmes la permissions de sortir du sac. La ville était presque endormie, avec seulement quelque passant et les clochards dans la rue. Ça me faisait du bien de se dégourdir les pattes, et à Orion aussi, visiblement.

    - Il faut appeler un taxi, nous fit remarquer Peter.

    - Et vous devriez rentrer dans votre sac, nous fit Abigail.

    - Vous êtes perdus ? fit une voix derrière nous.

    Je vis les autres faire volte face. Un élégant jeune homme qui portait des lunettes noires et un costard cravate se tenait face à nous.

    - Alors, les enfants ?

    Casey était un tout petit peu moins grand que lui, mais lui fis face dans une position défensive.

    - Non, nous ne sommes pas perdus. Nous savons très bien où nous allons, merci monsieur.

    - En êtes-vous surs ? insista l'homme.

    Quelque choses clochait chez lui. Soudain, ses lunette apparemment trop grande glissèrent sur son nez... pour dévoiler son œil droit entièrement noir !

    - C'est un Drak ! hurla Peter. Courez !

    Et nous partîmes en courant. La brume flottait encore dans la ville de Lyon. Le Drak nous suivais, et nous nous épuisions rapidement. Prise d'une inspirations, je lui fis face.

    - Isis ! s'écria Hyna. Reviens !

    Je me tourna vers elle. Les autres s'étaient arrêter.

    - C'est moi qu'il veut, mais il n’hésitera pas à vous tuez. Allez chercher de l'aide à Montréal. Je vais faire diversion !

    - Isis, non... gémit Diane.

    - Filez !

    Je regarda mon grand frère dans les yeux et lui fit passer mon intention d'un coup d’œil. Il hocha la tête et entraîna les autres dans les dédales de Lyon. Le Drak venait d'arriver au coin de la rue. Il se figea, surpris de ma voir seule.

    - Isis.. fit-il d'une voix doucereuse. Tu est enfin là...

    Je relevai la tête avec défi.

    - Mais vous ne pourrez pas m'attraper. Je suis plus rapide et plus maligne que vous.

    - On pari ? susurra le Drak.

    - Combien ?

    - Ta vie.

    Il se précipita sur moi et je fis demi-tour pour partir en courant. "Je dois l’entraînez aussi loin que possible de l'aéroport !" pensais-je.

    Je vis un arbre surplombant la route. Les voitures commençaient à affluer. Ce qui me donna une idée. A l'aide de mes griffes, je monta dans l'arbre. Le Drak jura, et s’arrêta sous le feuillu.

    - Coincée ! clama-il.

    - Non, ripostais-je. Pas encore !

    Je pris mon élan... et sauta sur le toit d'une voiture ! Le choc me fit mal aux pattes, mais je pus resté sur le toit de la voiture tandis que celle-ci prenait de la vitesse.

    "A l'aéroport, à présent." pensais-je, un chouia satisfaite.

    Mais la voiture pris une mauvaise bifurcation. Avec un grognement méprisant, je sautai sur une autre voiture. Je gémit quand mes pattes entrèrent violemment en contact avec la voiture. Je glissai un peu quand la voiture pris un tournant. Le véhicule tourna à nouveau, et je du planter mes griffes dans le toit. Je feula de douleur. Je vis le Rhône. Je tanguais de plus en plus sur le toit. Je me retrouva projetée hors du véhicule... et je raterri dans l'eau. Le liquide poisseux m’entraîna vers le bas. J'étouffais, tandis que ma fourrure me collai de plus en plus. Je réussi à sortir la tête de l'eau... mais une nouvelle vague m’engloutit. Je me fis percuter par la coque d'un bateau. Je hurlai de douleur, et avalai de l'eau. Mes gestes se firent plus mous, moins rapide, et je sombrai.

    ***

    - Maman, tu crois qu'il va s'en sortir ? fit une voix enfantine.

    Je gémit.

    - Chéri, nous avons autres choses à faire, allez, viens. 

    Qui parlait donc ? Je toussai, et me réveillai. De l'eau sortais de mes poumons, et je me rendit compte que je n'était pas passer bien loin de la mort.

    "Mes frères, Orion, mes amis... comment auraient-ils réagis s'ils savait ça ?" pensais-je.

    Un cri de joie me sortie de mes pensée. Je levai les yeux. Un gamin de pas plus de 6 ans se tenait devant moi, les manche de son blouson mouillées.

    - Je l'ai sauvé, maman ! Il allait se noyer, et je l'ai sauvé !

    - C'était très idiot, Thomas, le sermonna une grande dame, qui devait être sa mère. Tu as failli tomber dans l'eau en le repêchant.

    - Mais il se noyait !

    Je vins me frotter aux mains de mon sauveur. Il poussa un nouveau cris de joie, et se mit à me caresser.  

    "Il faut que j'aille à l'aéroport..." pensais-je. "Mais Comment ?"

    Mon regard se perdit dans le Rhône. Le Rhône... Mais oui ! Si je nageais pour me rapprocher de l'aéroport, j'économiserais de l'énergie pour la voie terrestre qui me restera ! Après un dernier regard à mon sauveur, et un frison de dégoût, je m’immergea lentement. Sans un autre regard en arrière, j'essayai de nager. Je n’avais pas perdus mes réflexes d'humaine, et je parvint à ne pas me faire emportée. J'évitai facilement les bateau, et le courant m'emportais doucement. Même si l'eau sentais mauvais, même si parfois je choutais un quelconque objet, je louais le fleuve à chaque brasse. Au bout d'un moment, je sortie enfin du Rhône. Je m'ébrouai, et me dirigeai vers l'Est. Je contactai Juliette. 

    "Juliette ?"

    "Isis !" hurla-elle. "Où es-tu ? Tu vas bien ? Il ne t'a pas capturer ?"

    "Non, non, tout va bien. Je me dirige vers l'aéroport. Où êtes-vous ?"

    "Dans la salle d'attente. Nous allons bientôt embarqués. Orion s'inquiète horriblement pour toi. C'en est presque agacent."

    Malgré moi, je ris. J'étais vivante. Mes amis aussi. Je les rejoindrais. Et nous rejoindrons Montréal pour solliciter l'aide de vrais magiciens. Nous survivrons.

    *** 

    L'avion était énorme. J'avais traversé la ville, et je me tenais sur le coté. Nous avions décréter que, dès que Hyna sortirais du bus qui les conduisait à l'avion, je sauterais dans le sac. Justement, le bus arrivait. Il se gara aux cotés de l'avion. Les premiers à sortirent étaient des Asiatiques, armés d'appareils de photos de compétitions. Enfin, je vit Casey. Il me vit aussi. Il fit un signe à Hyna, qui s’éloignât un peu du troupeau. Dans toute l'agitation, personne ne la vit. Je sautai dans le sac qu'elle me présentais. 

    "Salut." lui transmis-je.

    Orion était dans le sac, lui aussi. Il me lécha doucement le front, et eu un grimace de dégoût quand il vit que j'étais toute mouiller. Hyna et les autres montèrent dans l'avion.

    - Bienvenue à tous les voyageurs, fit une voix masculine. Je suis votre commandant, et je vous emmène au Quebec, à Montréal. Le vol durera environs 7 heure et 30 minutes. Profiter bien du voyage !

    Le sac fut déposé avec grande délicatesse dans le placard au dessus des sièges. Tandis que l'avion commençait à bouger et que les hôtesses de l'air présentaient les consignes de sécurité, Orion et moi nous extirpions du sac. Il me regarda tendrement, puis se frotta à moi.

    - Tu m'as manqué. Et tu m'as fait très peur, chuchota-il. 

    - Je devais vous protéger, avançais-je. Et j'ai réussi. Comment es-tu passé aux douanes ?

    - Une longue histoire...

    L'avion décolla. Je me couchai par terre. Il me regarda, et vint se coucher contre moi. J'étais bien, pour la deuxième fois de cette folle journée.

     

     

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