• Chapitre 17

    - Plutôt bien, ce conte ! s’exclama Diane.

    Casey se laissa tomber sur un des sofas de la salle commune, et Hyna s'assit sur ses genoux.

    - J'aime moyennement la fin de l'histoire, renchérit mon grand frère.

    - En effet, se moqua Juliette, les Draks partout, ce n'est pas génial.

    - Surtout si seuls cinq personnes peuvent les anéantirent, fit la prévenante Abigail. 

    - On ne sait pas qui c'est, ils sont probablement déjà morts, avança Peter.

    - Ce serait vraiment problématique, approuva Nout. 

    Et tous deux éclatèrent de rire. J'aurais aimé rire avec eux, mais ce qu'avait dit Peter m'atteignait plus que je voudrais l'avouer. Orion se frotta à moi.

    - Je pense que personne ne pourra jamais vaincre les Draks, avança-il. Il y aura toujours quelqu'un qui en voudra toujours plus.

    - Il a raison, fit Juliette. Avec l'homme est né le vice, la jalousie, les guerres... Ces problèmes son éternels ! Magie ou pas. 

    - Pas forcément, fit Logan. Nous pouvons toujours nous améliorer.

    Je ne dis rien n'ont plus. Décidément, tous ce qu'ils disaient était tellement juste que ça me touchais énormément ! Je fermai les yeux et tentai une communication avec Aglaé.

    "Agla ?"

    "Je commençais à avoir peur !" hurla de joie mon amie prisonnière.

    " Oh, Aglaé ! Nous avons trouver une autre école de magie ! Nous allons revenir avec  de l'aide, je te le promets à nouveau ! Comment ça se passe, chez vous ?"

    " Les garçons essaye de détendre l'atmosphère en faisant encore plus de bêtises. Mais nous voyons tous que les profs se préparent à l'affrontement. On a remplacer les cours de sport par Maniement de l'arc, ceux d'Histoire-Géo par Force et Faiblesse des Draks, et ceux d'Anglais par Différent Pouvoir Principaux et Secondaires. Nous apprenons vraiment à nous battre. Nous fortifions le collège à chaque temps libre. Mais ça a crée plus de liens entre nous que lors de ces dernière années. Autant dire que nous sommes devenus plus que de simple camarade... mais de vrais frères et sœurs."

    "Nous reviendrons avec une armée magique !"

    "Nous savons que nous sommes fichus. Pas la peine de faire semblant"

    " Non ! Nous allons vivre. Nous allons nous battre ! Nous allons gagner. Nous finirons nos études, nous allons nous construire une vie normal ! C'est notre destin !"

    Je sentis que Aglaé n'y croyait pas. Elle était brisée,

    "Nous reviendrons. Reprenez courage."

    Je répéta cette phrase plus fort encore. Je sentis plusieurs Télépathe m'écouter, mais j'en voulais plus. Je voulais toucher nos professeurs, les autres élèves, mes parents... De tous mon corps, de toute mon âme, je transmis cette phrase plus loin encore. De tout mon cœur, de tout mon espoir, de toute ma Télépathie. Je senti l'esprit de mes parent, de M. Côme, de Mme Laure, Mme Carole... A mes cotés, je senti mes amis et frères. Je senti Dame Ingrid, Sir Firenz... Puis quelque chose de plus précieux. Un esprit inconnu, mais puissant. Il respirait la bonté et la magie. Il me remplissait d'espoir. J'allais lancé mon appel une dernière fois, mais un esprit froid comme la glace pénétra en moi.

    "Ils mourront tous, tes frères les premiers, ensuite tous ceux qui te sont le plus cher."

    Un nom me vint à l’esprit, mais je hurla de douleur, puis épuisée, je tomba à terre.

     *** 

    Quand j'ouvris les yeux, j'étais aux cotés d'Orion. Il me regardais dormir. J'essaye de me souvenir de ce qui s'est passé. Le nom me revint. Onyx. J'étais entrée en contact avec le chef des Draks. J'eus soudain une grande envie de vomir le peu que j'avais mangé au festin.

    - Comment vas-tu ? me demanda Orion.

    - Mieux, mentis-je. Quelle heure est-il ? 

    - C'est le matin. Il doit être vers onze heure.

    J'hochai la tête. Je devais y aller. Tout de suite.

    - Où est Casey ?

    - Il doit être dans le dortoir. 

    Je me leva avec difficultés.

    - Je vais le chercher, dis-je.

    Je montai péniblement les marches. Enfin arrivée au dortoir des garçons, je remarquai qu'il ressemblait en tous point à celui des filles, mais les tables de maquillage étaient remplacée par des grands miroirs. Tout le monde y était présent. Casey et Hyna étaient apparemment en grand débat, ce qui captivait tous les autres.

    - Salut, fis-je.

    Ils se tournèrent vers moi.

    - Casey, j'aimerais te parler deux minutes, s'il te plaît.

    - Où ? me demanda-il, étonné.

    Je fis un signe vers l'escalier. Casey se leva et me suivit jusqu'en bas.

    - Quoi ? fit-il une fois que nous soyons descendu.

    - Nous devons aller voir Dame Ingrid pour qu'elle nous cède ses chevaliers pour combattre les Draks.

    Casey secoua sa tête.

    - Comment ça sa passe, au collège ?

    - C'est bizarre. Ils apprennent à se battre à l'arc et à l'épée. Ils font des cours sur les forces et les faiblesses de chaque pouvoirs. Ils fortifient l'école.

    Mon frère soupira.

    - C'est terrible, surtout. Allons-y. 

    Nous passâmes par le feu, et nous nous retrouvâmes dans le long couloir. Des élèves y circulaient, passant certainement d'une salle de classe à une autre. Je tenta de retrouver le bureau, en vain.

    - Là, me fit Casey.

    En effet, les deux statues de femme me semblaient familière. Casey se pencha et toqua à l'âtre.

    - Entre ! fit Dame Ingrid d'une voix sèche.

    Une fois le feu passés, nous nous retrouvâmes face à une Dame Ingrid en colère. En nous voyant, elle se radoucit, et alla s'asseoir.

    - Excuser moi. Je croyait que c'était Firenz. Bienvenus. Vous avez bien dormis ?

    - C'étaient fabuleux, merci beaucoup, répondis poliment Casey avec le signe de respect. 

    J'inclina la tête et baissa la queue.

    - Parfait. Comment avez-vous trouver le repas d'hier ?

    - Délicieux, sans aucun doute. Cela faisait longtemps que je n'avait pas manger de poutine... J'adore ça. Et le conte en image ! Magnifique.

    Je souris. Même si il avait raison, ce n'était pas son genre de parler ainsi.

    - Je suis heureuse que ça vous plaise, poursuivis Dame Ingrid. Vos chambres vous conviennent-elles ?

    - Oui, Dame. Et je vous en remercie. Cependant, nous avons une requête à vous soustraire, si vous voulez bien nous écouter...

    Dame Ingrid fit la moue, avant de reprendre son sourir.

    - Mais bien entendu, je vous écoute.

    - Dame, vos n'êtes pas sans ignorée que nous sommes de la Cinquième Maison, commença Casey. Mais là bas, nous avons un problème.

    Dame Ingrid se redressa sur son siège. 

    - Vraiment ?

    - Oui. Les Draks ont assiégés le collège. Si nous avons pu nous échapper, mes amis et moi, c'est seulement à l'aide de notre mère, qui a déjoué tous les pièges des Draks.

    - Mais c'est horrible, s'exclama la femme aux cheveux roux.

    - Nous vous demandons donc vos armées pour combattre et vaincre les Drak, acheva Casey.

    Un long silence s'en suivit. Dame Ingrid prit une grande inspiration.

    - Je vais voir.

    D'un geste, elle nous congédia. Résignés, Casey et moi retraversâmes le feu.

     ***

    - Pourquoi elle n'a pas dit oui ? s’exclama Juliette.

    - Parce que elle veut dire non ? ironisa Logan.

    - Très drôle, idiot, fis Abigail en tapant Logan.

    - Aie ! 

    C'était à peu près la réaction des autres quand on leurs avaient relatés l’entretiens avec Dame Ingrid.

    - Logan à raison, c'est mauvais signe, marmonna Peter.

    - Merci, grommela mon petit frère. 

    Diane et Nout arrêtèrent leurs partie de quartes. 

    - A quoi penses-tu ? demanda Nout à Peter.

    - C'est simple, répondis l'anglais. Depuis le début, Ingrid nous accueil gentiment, nous fais préparer de spacieuse chambre, est gentille avec nous, nous a fait regarder une cérémonie apparemment traditionnelle et importante dans son école. Et tous ça, sans même nous demander ce que nous venions faire ici. Elle cache quelque chose, mais je ne sais pas quoi. Je n'arrive pas à la cerner.

    - Tu as raison, c'est étrange, commenta Hyna, resté jusque là silencieuse.

    La belle 3ème se tourna vers mon grand frère et moi. 

    - Quelle tête elle avait quand vous lui avez poser votre requête ?

    - Mécontente, répondis-je en même temps que Casey disait :

    - Contrariée.

    - Comme si elle attendait quelque chose de nous, et pas l'inverse ? miaula Orion. 

    Je me tourna vers lui.

    - Une idée ?

    - Je ne sais pas. Comme le dit si bien Peter, elle nous accueil, nous loge, nous nourrit sans poser aucune question. Presque bénévolement. Elle attend quelque chose de nous. C'est logique. Sinon, elle nous aurait déjà fais comprendre qu'elle ne voulait pas de nous.

    - Bien raisonner, lui fis Diane. 

    C'était très inquiétant. Sans savoir pourquoi, je me dirigea instinctivement vers les bibliothèques, sortis un livre au hasard et l'ouvrit.

    - Tu fais quoi ? me demanda Logan.

    Le livre se nommais « Les Chevaliers d’Émeraude », d'Anne Robillard. J'adorais ce livre. Je me tourne vers mon frère.

    - Les livres m’apaisent toujours, tu sais. Même depuis que je suis un chat.

    - Enfin une chose qui ne changera jamais, sourit Hyna.

    - Non ! s'exclama Juliette. Je détesterais toujours les ananas ! 

    Nous éclatâmes de rire, ce qui détendis l'atmosphère. 

    - Autres choses ? fit Abigail. 

    - Tu sera toujours exaspérante à mon égard parce que tu est née quelque minutes plus tôt que moi ? proposa Logan avec un petit sourire. 

    - On aura toujours nos talents ! 

    - Je serais toujours complètement nulle en Anglais !

    - Mais non, Nout !

    - Sérieusement, tu as déjà entendu mon accent ?

    - J'aurais toujours de bonnes notes, comme Hyna.

    - Casey, je suis sûre que tu triche à chaque évaluation.

    - Tu t'est vu, Logan ?

    - Je détesterais toujours la pluie.

    - Pareil.

    Nous commençâmes à dire tout ce qui ne changerait jamais. J'entendais la pluie tambourinée contre les fenêtres et le plafond. Je me sentais très loin de chez moi. Loin de mes amis, loin de mes parents, loin du beau temps, loin de l'époque de l'innocence. Alors, prise d'une soudaine inspiration, je me mit à chantonner. Une chanson, toute simple, que je connaissais par cœur depuis qu'elle avait été crée. La chanson de mon village. Les autres se turent, puis Juliette et Nout reprirent le refrain avec moi. Puis, ce fus le tous de Logan et de Casey. Hyna, Diane et Abigail nous joignirent de leurs voix de cristal. Peter fit la partie anglaise avec Juliette. Orion nous écoutaient. Il y avait quelque mauvaise notes, des tempos trop rapide ou bien pas assez. Mais, à mes yeux, c'était la plus belle représentation de ce chant que je n'avais jamais entendu. C'était plus qu'une chanson, c'était un hymne à notre ancienne vie, à notre village qui abritait la cinquième pierre et la Cinquième Maison. C'était un hymne à ce que nous voulions retrouver. Après le dernier refrain, nous nous tûmes.

    - C'était très beau, déclara Orion. C'était même plus que beau.

    Un toquement timide résonna sur l'âtre.

    - Entrez, fit Casey d'une voix moins forte que d'habitude.

    Plusieurs tête inconnus surgirent des flammes. Des élèves de la troisième Maison, reconnaissables avec leurs chaînes en rubis autour du coup. La plus petite fille, qui devait avoir l'âge d'Abigail s'approcha de nous. 

    - Que ce passe-il à la Cinquième Maison ? demanda-elle.

    Quand elle parlait, on sentait les majuscule qui résonnait étrangement dans sa voix.

    - Que des malheurs, ma petite, que des malheurs, répondis doucement Hyna.

    - Comment ça ? couina un garçon.

    - C'est à votre directrice de régler ça, miaulais-je. Seule elle peut tout arrangé.

    - Comment ? demanda Veronica. 

    Je ne l'avait pas reconnue dans la petite foule.

    "Si nous leurs racontons que Ingrid ne veut pas nous aider alors que nous sommes en danger de mort, ils perdront confiance en elle." nous transmis Peter en nous ouvrant son esprit.

    "Ou bien ils pourront l'obligé à nous aider en le voulant eux même..." pensa Casey.

    "Ce ne sont que des enfants, Casey." répliqua Diane.

    "Et nous, qui sommes nous ?"

    Cette simple phrase nous fit taire. C'était vrai. Nous étions aussi des enfants catapultés dans un monde qui ne voulait pas de nous.

    "Qui vote pour leurs dire ?" envoyais-je finalement.

    "Moi." fit Casey.

    "Nous avons décider que Casey était notre chef, je lui fait confiance. Je vote pour." fit également Abigail.

    "Moi aussi..." pensa Logan.

    "Je vote pour aussi. On peut ainsi les prévenir pour les Draks." transmis Peter. 

    "Peter ! Et bien moi je vote contre." se fâcha Nout

    "Pareil." l'appuya Juliette.

    "Nous aussi !" complétèrent Diane et Hyna. 

    Bon. Quatre contre quatre. Orion et moi n'avions pas voté. Je jeta un regard au chat roux, qui me désigna d'un mouvement de tête les élèves vêtus de robe et de capes. Ils n'avaient pas à avoir ce poids sur leurs épaules. Tout ce qui pourrait les sauver, c'est la foi envers leur principale. Foi que quatre d'entre nous voulaient leurs enlever.

    - Alors ? insista Veronica

    "Orion et moi votons contre." concluais-je.

    Casey se laissa retomber sur son siège.

    - Rien, fit un peu trop sèchement Peter.

    Juliette le foudroya du regard.

    - Quels sont vos pouvoirs ? demanda un petit garçon, qui, à ma grande surprise, s'avérait être Cédric.

    - Casey et moi sommes Motus, sourit Hyna, apparemment heureuse de cette diversion.

    - Je suis Sermone, commenta Diane.

    - Et moi Prohibere.

    - Je suis une Nix.

    Sous le yeux émerveiller des plus jeunes, Abigail fit tomber une fine neige au sol.

    - Quand à Juliette, Isis et moi, nous sommes Télépathes, sourit Peter.

    - Télépathes ? s'écria Cédric d'une voix aiguë. 

    - Oui, répondis-je, pourquoi ?

    Les élèves de l'école Québécoise se regardèrent en hésitant. Puis, un grand garçon prit la parole :

    - Il n'y a pas eu de Télépathes depuis la prise de pouvoir de Puissant, soit depuis...

    Il fit un rapide calcul.

    - Depuis environs vingt mille ans.

    - Pourquoi ? s'étonna Logan.

    Cédric intervins :

    - Les Télépathes annonce principalement de grand changement dans l'ère magique. Les premiers ont annoncé la créations des Draks. Et ça à terrifier le reste de la population magique. Alors de nouveaux Télépathes... 

    - Nous sommes bons, le rassura Juliette.

    - Oui, renchéris-je. Nous voulons la mort d'Onyx.

    - Et la fin des Draks, jura fermement Peter. Nous y tenons comme affaire personnelle. 

     

    - Là n'en ai pas la question, murmura Veronica. Peu importe que vous soyer bon ou mauvais. Le destin ne prend pas garde à ça.

    Nous échangeâmes tous un regard. Étions-nous là pour annoncer la fin des Draks... ou la fin de notre monde ?

     

     

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