• Chapitre 19

    - Pfff... soupira Diane à la fenêtre de l'hôtel que nous venions de prendre.

    La pluie tombait toujours sur Montréal. Le prochain avion pour Lyon partait dans deux jour, à l'aube.

    - Dommage, commenta-elle. Fini les belles robes, les festins garnis et les somptueux lit de la Troisième Maison !

    Elle eu un petit rire nerveux. Soudain, Casey explosa :

    - Mais tu es complètement IDIOTE !!! Si tu ne pense qu'as ça, pas étonnant que tu n'ai pas remarqué que nous sommes en danger de MORT !

    Diane, bien que plus petite que lui, se leva pour lui faire face.

    - Je ne faisais que plaisanter, imbécile ! Je sais dans quelle situation nous sommes, et il semblerait juste que quelqu'un essaye de nous fasse un peu rire !

    Hyna se leva, pour tenter de les dissuadez de se battre mais ne réussi à rien.

    - Silence, grognais-je. 

    - Oh, toi, fit Casey, qu'est-ce qui t'as pris de te rendre chez Ingrid pour la menacer ? C'est ta faute qu'on soit ici maintenant !

    - Quoi ? m'étranglais-je. Qui l'a défié dès le début par sa position et se manière de petit chef ? PAS moi, en tout cas !

    Casey devint rouge de rage. Il fit tomber Diane qui était devant lui pour venir coller sa face à la mienne.

    - Qui, a-t-il soufflé entre ses dents, qui as refuser de se livrer aux Draks pour sauver ses camarades ? A cause de qui nous sommes dans ce pétrin ? A CAUSE DE QUI NOUS CAMARADES SONT EN DANGER DE MORT ???

    - Casey ! hurla Hyna en lui donnant une grosse claque qui résonna dans la pièce. 

    Mais je n'entendais plus rien. Car il avait raisons. J'étais un monstre pour les avoir entraîner là dedans. Orion vint se frotter à moi en lançant un regard mauvais à Casey. 

    - Tu ne crois pas tout ce qu'il dit, quand même ? me demanda Juliette en posant une main sur mon épaule.

    D'un mouvement, je la chassa. Mon regard était fixé sur mon grand frère. Rouge de honte, à présent, il avait la marque de la main de Hyna sur la joue. Cette dernière le fixai froidement. 

    - Désoler, marmonna Casey avant de sortir.

    La pièce était trop calme, à présent. Diane s'était relever, et Hyna vérifiait si elle n'avait rien. Peter, Nout, Logan et Abigail qui se partageais un sofa me jetèrent tous quatre un regard qui passait de l'étonnement a l'excuse. Juliette et Orion étaient à mes cotés. Je me détournai, et sortie sur le balcon. J'examinai mes griffes, et, d'un bond, je sautai sur la gouttière et me mit à l'escalader. J'avais perdu l’habitude de faire de l'exercice, et ça me fis un bien fou. Une fois sur les toits, je me mis à marcher et sauter de toitures et toitures. La pluie se transforma en douce bruine, jusqu’à s’arrêter. Je vagabondais quand je sentis soudain une odeur féline. En effet, un gros chat brun sauta d'une cheminé pour me bloquer le passage.

    - Qui es-tu ? Que fais-tu là ? me demanda-il d'un ton un peu trop brusque.

    Je le dévisagea avec une indifférence non feinte. Puis, décidant de l'ignorer, j'essayai de le contourner. Mais il se jeta sur moi pour me plaquer au toit. D'un mouvement des pattes arrières, je le projeta derrière moi. Devant son air surpris, je lui fis un sourire provocateur. J'avais besoin de me défouler, de m’entraîner avant la bataille contre les Draks. Il se jeta sur moi. Je réussi à le griffer à l'oreille. Tout en feulant, il fit mine d'être gravement blesser. Puis, me prenant par surprise, il parvint à de nouveaux me plaquer au sol. Il me cracha de nouveau dessus. J'essayai de me libérer, mais impossible de me défaire. Le grand mâle grogna, m'examina, puis marmonna des mots incompréhensible. 

    - Je ne me bat pas contre les femelles, dit-il finalement. Si tu veux que je te libère, tu vas devoir me suivre jusqu'à mon chef.

    - Ce n'est pas le mien, et je fais ce que je veux.

    Il eu un petit sourire.

     - Non, ici, tu es sur le territoire de Metla. Et mieux vaut pour toi de lui obéir.

    "Après tout, pourquoi pas ?" me demandais-je. Pourquoi pas ne pas découvrir comment vivaient les chats ici ?

    - OK, répondis-je, je te suivrais. Mais descend !

    Avec un petit air supérieur, il sauta à coté de moi. 

    - Viens, me fit-il.

    Je le suivis docilement. Les nuages s'écartaient jusqu'à laisser paraître le soleil. Au bout d'un moment, nous descendîmes des toits et commencèrent à entrer dans une impasse. J'étais sereine, car je me savais plus puissante que tous les chats du monde. Je perçus dans le noirs des yeux jaunes me fixer, s'attardant sur mon pelage et mon visage. Quand je soutenais leurs regards de mes yeux verts, plusieurs chuchotement se faisait entendre. Enfin, nous atteignîmes le fond de l'impasse. Un grand chat mâle d'un blanc immaculé était allongé sur un petit mur de brique. Quand il nous vit, mon guide et moi, il redressa la tête pour me détailler avec soin.

    - Et bien, si je m'attendais à ça... murmura-il. Qui est-ce, Égout ? demanda-il ensuite.

    Le chat qui était à mes côtés se redressa.

    - Une chatte errante que j'ai surpris à errer sur les toits, Metla. Elle a accepter de se laisser guidé ici sans ce battre.

    J’eus une grimace. Une chatte errante... J'étais bien plus belle que toute les autres chatte présente ici. Le chat blanc me fixai toujours comme si j'étais une souris avec deux têtes. 

    - Bon bouleau, Égout. Tu aura le droit de prendre un rat.

    Pendant qu’Égout se retirais vers un tas de cadavre de rats, le prénommé Apollon sauta du mur de brique et se rapprocha de moi. Il sentais le sang de rats et d'oiseaux, ce qui n'était pas désagréable... pour un chat, tout du moins. Il avait les yeux bleu saphir, et était grand et élancé. Plus grand qu'Orion, en tout cas. Et bien plus que moi.

    - Comment t'appelles-tu ? me demanda-il finalement.

    - Isis. Et vous devez être Metla ?

    Ses yeux se mirent à briller.

    - Ravi de voir que vous me connaissez.

    - Égout m'a parler de vous. Pourquoi devrais-je venir vous voir pour me promenez sur les toits ? 

    Il eut l'air amusé.

    - Mais parce que c'est chez moi.

    Il se détourna pour la première fois de moi et miaula :

    - Retirez-vous tous ! Je veux rester seul avec elle.

    Il se tourna vers moi et dit :

    - Suis-moi !

    Il fit volte face et s'enfonça dans un trou dans un mur. Tout à coup, ce n'était plus une si bonne idée. Mais après tous, que craignais-je ? Continuant le jeu de la confiance, je le suivis sous le regard jaunes des autres chats qui n’étaient pas encore partis. Je débouchai dans une grotte éclairé par un mince rayons de lumière qui se reflétais sur des morceau de verre brisé. Le sol était tapisser de sable, et cela donnait à la petite caverne des allures de grotte sous-marine. Metla s'allongea confortablement par terre, et me fit signe de faire de même.

    - Alors, Isis, me fit-il quand je fus allonger. D'où viens-tu ?

    Je pris un air intimidé.

    - Je ne sais plus. Je crois que mes propriétaires habites pas loin de l'endroit où m'a trouver Égout. 

    Metla me sourit.

    - Eh bien, bienvenue chez les Griffes de Montréal.

    - Qu'est-ce que c'est ? demandais-je, intéressée. 

    - Nous sommes des troupes de chats qui contrôlent la ville entière. Et je suis à leur tête. Tant que tu vivra par ici, tu aura la protection des Griffes de Montréal. Ça fait longtemps que nous n'avons pas eu de nouvelles recrues. 

    Il m'examina une nouvelle fois.

    - Je n'ai pas dit que je voudrais en faire partie, commençais-je. 

    - Ah bon ? fit Metla, visiblement déçus. Dommage, nous aurions pu te former au combat, et t'apprendre à chasser...

    Je continuais à sourire doucement. Mais mon cerveau carburait à cent à l'heure. Si je pouvais améliorer mes technique de combat au sein de ce groupe... Même pendant seulement trois jour...

    - Quoi que... je sais déjà chasser mais mes technique de combats son à revoir. Pourquoi pas, après tout ! m'exclamais-je. 

    - Tu veux bien, alors ?

    - Je veux bien essayer, le temps de voir comment vous vivez, comment vous chassez, vous vous battez...

    - Si tu veux intégrés les rangs, il te faux quelqu'un pour t'apprendre à te battre. Je pense que je pourrais m'en charger, si tu n'y vois pas d’inconvénients...

    Je lui fis mon sourire le plus enchanteur.

    - Au contraire, ce serais un honneur. 

    - Très bien, très bien. Quand veux-tu commencer ?

    - On peut tout de suite ? 

    Metla sourit.

    - Oui, évidemment. 

    Mais il ne fis aucun geste pour se lever. Il plongea ses yeux dans les miens, et me regarda intensément. Je sentis un frisson remonter le haut de ma colonne vertébrale. Je voulais détourne le regard, mais je me sentais attirée par ce matou. Son pelage immaculé n'avait rien a faire ici. Il aurait pu se trouver des maîtres, mais il était resté ce battre ici. Et je l'admirais pour ça. Enfin, je réussi à détourner la tête.

    - On y va ? demandais-je, soudainement timide.

    - OK, fit-il en se levant. 

    ***

    - Plus fort, tes coups ! fit Metla d'une voix amusée. Comment veux-tu faire flanché tes adversaires ainsi ?

    Son pelage frôla le sien, et je me raidit, puis m'écarta. Il eu alors un signe d'excuse. 

    - Désoler, fis-je en voyant son air blesser. Je ne voulais pas te vexer. 

    Je m'approcha de lui et il me lécha le front. 

    - Tu semble bien triste, me fit-il remarquer.

    - Ma vie est un enfer, répondis-je doucement.

    Il s'assit près de moi et je m'appuya sur son épaule. Une toute petite voix criais en moi : "Et Orion ? Et Orion ?", mais je n'en avait que faire. J'étais bien aux cotés de ce chat. D'un coup, je donnai un coup de patte à Metla et le plaqua au sol.

    - Ne jamais relâcher sa surveillance, miaulais-je. Je suis peu être nulle au combat, mais je sais au moins ça !

    Il éclata de rire. Soudain, un voix brisa mon rêve.

    "Isis ?" me demanda Juliette par Télépathie."Où es-tu ?"

    Je soupira, et m'éloigna de Metla.

    "Dans la ville. Je reviens, si c'est ce que vous voulez..."

    - Désoler, répétais-je à Metla. Je dois y aller, mes maîtres m'attendent.

    - Oh... Bon, à demain !

    - A demain !

    Je ne m'étais pas rendue compte que la journée était déjà fini. Metla et moi nous nous entraînions si fort... Je pris le chemin du retour en repensant aux Griffes de Montréal. Metla devait être très fort pour en hériter le commandement. En parlant de lui... Je m’arrêta pour me faire une toilette complète pour que personnes ne sentes des odeurs étrangères sur mon pelage.  Toute souriante, je revins à l'hôtel par le même chemin qu'a l'aller. Quand je sauta sur le balcon, c'était un Orion inquiet qui m’accueillit.

    - Où étais-tu ? s'écria-il. Je me suis fais un sang d'encre !

    Malgré moi, je ne pu m’empêcher à le comparer à Metla. J'eus soudain envie de me griffer.

    - Pas la peine de t’inquiéter autant, fis-je. Je sais me débrouiller.

    Je sentis l'odeur de viande, et ne refusa pas le bol que me tendit Diane. J'avais bien grignoté un rat déjà mort, mais j'avais encore faim.

    - Merci, lui fis-je.

    - De rien, répondis-elle, souriante. Les autres sont aller se coucher. Je vais les suivre, d’ailleurs. 

     

    Et elle partie, nous laissant là tous seul. N'ayant pas envie de parler, aussi je m'installai sur un sofas et m'endormis presque aussitôt.

     

     

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