• Chapitre 2

    Chapitre 2

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les jours passèrent et j’appris a me faire des amis. Étant la seule a comprendre les bipèdes, je suivait leur cours, apprenant a lire et a compter. Un jour, le plus grand bipède nous sorti de l’œuf chauffant pour nous amener dans un véritable terrain de jeux énorme. Il était limité par un filet que j’essayai de ne pas franchir, malgré les autres qui le faisait tout les jours. Pourtant, un jour d'été, je le traversa prudemment, sous l’œil protecteur du coquelet, que j'appelais Aigle. Une fois dehors, je me surpris en train de scruter le terrain minutieusement. «  Quelle idiote, me dis-je. La poule n'a sûrement pas d’ennemis. » J’allais donc jouer avec les autres. Quand j'entendis un craquement, je ne pus m’empêcher de me retourner. Près des arbre luisait deux billes jaune et des canines acérée. Je me retournai pour prévenir les autres mais le renard sauta par dessus moi et arracha la tête d'un de mes compagnons de jeux. Plumeau me poussa dans le parc tandis que les poussins couraient dans tout les sens.

     

    « Faucon ! appela Aigle. Viens vite ! »

     

    Le renard avait déjà happé trois poussins.

     

    Le vieux coq du poulailler, qui avait déjà fait rentrer les poules alla nous chercher. Il nous poussa dans le poulailler et se mit sur l'entrée pour empêcher le renard d'entrer. Il n'en eu pas besoin. Le monstre s’était contenté de nos amis. Aigle mis l'aile sur moi pour me protéger des dernier piaillements et des bruits d'os brisés … en vain.

     

    Ni moi, ni les deux autres coquelets, ni les poules et le vieux coq ne purent oublier ce qui s'était passé, ce jour là. Et quand le vieux coq s’endormit pour toujours, jamais mes amis et moi ne nous sommes sentis aussi seuls.

     

     

     

    *

     

    * *

     

     

     

    Quand je me réveillai, je me trouvais sous l'aile de Aigle. Deux ans que nos amis étaient morts. Deux ans que je me réveillais sans un seul piaillement. Quelques semaines plus tôt, un de nos frères, séparés de nous au temps de l’œuf chauffant nous a rejoint. Il s'était baptisé Gypaète. Je sais au moins que quelqu'un d'autre que moi s'intéressait aux oiseaux. J’étais une drôle de poule. Ni crête (inexistante), ni taille (élancée au lieu de trapu), ni plumage (tète noire, ventre de plus en plus blanc quand on descendais le regard sur moi, ailes noires parsemées de tache grises, les plumes convergeant vers le centre, comme pour former un soleil sous mes ailes), ni regard (percent) indiquais que j'étais comme les autres. J’étais perdue dans mes pensées quand une des poules m’attaqua. Elle s'était baptisée Beauté et détestait tout le monde. En voulant lui échapper, je sautai dans les airs et me mis à battre des ailes. Il se passa alors la dernière chose à laquelle je m'attendais. Je volais ...