• Chapitre 4

    J'ai été très surprise par Nout. Premièrement, elle chantait divinement bien. Elle n’hésitait pas à cherche dans "ma" mémoire les paroles, les accords... Deuxièmement, elle faisait tout comme si elle était... moi. Juliette était là pour l'aider, mais elle n'en eu pas l'occasion. Je les ai féliciter à la fin. Juliette était soulagée. Elle déposa Nout devant le Gros Chêne et la salua de la main.

    Je bondit à coté de Nout.

    - Tu chante bien, lui dis-je. Et tu m'imite très bien. Merci.

    Nout me jeta un regard noir.

    - Il le faut bien pour réparer tes erreurs, siffla-elle.

    Puis, elle rentra à la maison. Je fus choqué par sa méchanceté. Troublée, je me léchai le poitrail. Soudain, je vis dans le soir tombant un éclair de fourrure blanc que je ne connaissait pas.  Je me dirigeai doucement vers la maison abandonnée, où s'était cachée le chat blanc. Je me plaquai au sol, et m'approchai à pas de velours... Quand soudain, une fourrure rousse se jeta sur moi. Je me retourna pour tomber face à face avec un beau mâle aux yeux bleu glacier et au pelage roux flamme. Apparemment, je le déstabilisai, car il retira ses griffes pendant une seconde. J'en profitai pour le plaquer à son tour au sol.

    - Qui es-tu ? grondais-je. 

    - Et toi ? riposta le mâle en essayant de me déloger.

    Peine perdue, je le tenait à des endroit stratégique.

    - Ton nom d’abord !

    Le chat roux, constatant qu'il était en état de faiblesse, soupira.

    - Je suis Orion.

    Je le relâchai et reculai.

    - Et toi ? fit-il.

    Je fronçai les sourcils. Qui étais-je ? Nout ? Elyse ? Ou un mélange des deux ? Orion pencha la tête, intéresser.

    - Et toi... ? demanda-il à nouveau.

    Je me souvint, que, dans la mythologie Égyptienne, la fille aînée et préférée de Nout se nommais Isis.

    - Je suis Isis, fis-je finalement en relevant la tête.

    C'était vrai. Tant que je serais dans le corps de Nout, je m'appellerais Isis. Un violent hoquet m’envahis. Mon rêve... Quelqu'un m’appelait Isis... Non, ça ne pouvait être qu'une coïncidence. C'était sûrement une coïncidence.

    - Isis... répéta Orion. Isis...

    Il se tourna vers la maison abandonnée.

    - Cristal, Kristall, Crystal ! Vous pouvez sortir ! s'écria-il.

    Je me demandait encore pourquoi lorsque trois chatte siamoise sortir de l'ombre. Elle étaient toute trois semblable, sauf une, qui n'avait pas de pupille. J’eus le haut-le-cœur lorsque je compris qu'elle était aveugle. Pourtant, celle-ci me foudroya du regard.

    - Je ne veux pas de ta pitié ! feula-elle avec un léger accent.

    Je reculai, un peu choquée par cette chatte.

    - Désolée, finis-je par dire.

    Je regardai les deux autres femelle. Une me détaillait de ses yeux perçants, tout en agitant la queue. L'autre, regardait voleter un papillon, sans prendre gare à ce que l'on disait. Orion brisa le silence gênant qui s'était installé.

    - Isis, voici Crystal, Cristal et Kristall, fit-il en désignant tour à tour la chatte aveugle, celle qui regardait le papillon et celle qui me fixait. Les filles, voici Isis.

    Quelque chose clochais aussi en Cristal et Kristall. Je fermai soudain les yeux, mais ça n'empêcha pas mes larmes de couler. J'avais compris. Cristal était sourde. Kristall était muette. Et Crystal était aveugle.

    Cette dernière feula de nouveau en voyant, sentant ou en percevant mes larmes, puis se détourna et retourna dans la maison abandonnée. Cristal de précipita pour la suivre, et Kristall nous fis un signe de queue désolé. Orion soupira.

    - Tu aurais pu être plus gentille...

    - Tu ne me connais pas, alors tais-toi, ripostais-je. C'est horrible d'être privé d'un sens, surtout pour un chat.

     Je me levai et me dirigeai vers le Gros Chêne. Je zigzaguai entre les jambes des touristes, qui étaient nombreux en cette saison, puis me retrouvai vers  le grand arbre. D'un bond, j'étais déjà à la moitié du tronc. Je m'aidai de mes griffes pour grimper plus haut, vers la cime. J’atteignis enfin les branches les plus hautes. Elles étaient froides, dénués de feuille. Je m'assis sur l'une d'entre elle, et regardai les étoiles qui se levaient peu à peu. De la lumière sortait des fenêtres des maisons.

    - Tu es très solitaire, Isis, fit la voix d'Orion derrière moi.

    Je soupirai.

    - Personne n'est comme moi.

    Il se rapprocha encore plus de moi, et vint s’asseoir à mes cotés.

    - Tu as plus de semblable que tu ne le crois. Fais attention. Tu cours un grave danger. Protège ta famille et tes amis. Protège ton monde, il n'y survivra peut-être pas. Une nouvelle ère arrive, et elle ne sera pas joyeuse.

    Sur ces phrases troublantes, il sauta de l'arbre et disparu dans le village.

     

     

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